Venezuela
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CapitaleCaracas
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Nombre d'habitants28,406 millions d'habitants (2024)
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Secteurs économiquesSecteur agricole
Ressources naturelles (pétrole, gaz, mines d'or et d'argent, bauxite, diamants)
Secteur industriel : pétrole, matériel de construction, alimentation, textile, ..
Services
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Superficie916 445 km2
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PIB82,77milliards $ (2025)
- Exporter
- Infos pratiques
- Fiche pratique
- Adresses utiles
Exporter au Venezuela
Le Venezuela appartient au Mercosur (Marché commun du Sud) depuis 2012, mais il est suspendu de l’organisation depuis 2017 en raison de la rupture de l’ordre démocratique, conformément au protocole d’Ushuaia. À ce titre, il ne participe pas aux mécanismes décisionnels ni aux négociations commerciales du Mercosur.
Le Venezuela est membre de l’OMC depuis le 1er janvier 1995.
Il appartient également au groupe de pays latino-américains qui dialogue avec l’Union européenne via des sommets organisés tous les deux ans.
L'évolution des relations politiques entre l’UE et les pays d’Amérique latine est consultable sur le site de l’Action extérieure de l’UE.
S’il appartient au Mercosur, ce pays reste un observateur dans les négociations entre l'UE et le Mercosur sur la mise en place d’un accord d’association impliquant un accord de libre-échange.
L’état des négociations/conclusions de l'accord entre l’UE et le Mercosur est consultable sur le site internet de la Commission européenne - DG trade.
Les procédures d'importation restent lourdes et restrictives en raison notamment de l’instauration du contrôle des changes depuis 2003 qui restreint l'accès aux devises.
Le 20 aout 2018 le gouvernement a officiellement adopté une nouvelle monnaie : le « Bolivar souverain » (VES).Le bolivar souverain (VES) a été mis en circulation le 20 août 2018 et remplace le bolivar (VEF): 1 VES = 100 000 VEF. Bien que l’ancien bolivar ait été supprimé à la même date, certains billets libellés en VEF déterminés par la Banque centrale du Venezuela restent en circulation, parallèlement à la nouvelle monnaie.
A noter qu’il existe depuis le 13 novembre 2017 des mesures restrictives de l’Union européenne à l’encontre du Venezuela, comprenant notamment un embargo sur les ventes d’armes et de matériel connexe, ainsi que sur les équipements susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne, et l’interdiction de fournir toute assistance technique ou formation liée à ces équipements. Ces mesures incluent également un gel des fonds et des ressources économiques à l’encontre d’une liste de personnes et d’entités désignées.
Ces mesures restrictives, fondées sur le règlement (UE) 2017/2063, ont été renouvelées par le Conseil de l’Union européenne le 15 décembre 2025. Il est recommandé aux opérateurs de vérifier, avant toute opération commerciale, que leurs partenaires ne figurent pas sur les listes de sanctions en vigueur.
Indépendamment des mesures restrictives mises en place par l’Union européenne, le Venezuela fait également l’objet de sanctions américaines. Celles-ci peuvent s’appliquer de manière extraterritoriale et avoir un impact sur les opérations internationales dès lors qu’un lien avec le système financier américain existe, notamment en cas de paiement en dollars américains, de recours à des établissements bancaires disposant de correspondants aux États-Unis, ou d’utilisation de biens, technologies ou services d’origine américaine.
Documents d'expédition (hors transport)
Après avoir rempli la déclaration en douane (DAU en dématérialisée) traditionnellement exigée pour toute expédition (sauf à l'intérieur de l'Union européenne), l'exportateur doit effectuer ses envois à destination du Venezuela accompagnés des documents cités dans cette fiche.
Pour une présentation complète de l'ensemble de la réglementation en matière de douane et de droits indirects, visiter le site de la Douane : http://www.douane.gouv.fr/
Facture commerciale
Elle est établie, au minimum, en deux exemplaires et doit contenir, outre les mentions habituelles, la mention de la banque domiciliataire à la suite des conditions de paiement. Elle doit être rédigée en espagnol.
Certificat d'origine
Peut être requis pour l'enregistrement de certains produits agricoles ou à la demande de l'importateur ou d'entités concourant au déroulement de l'opération d'exportation (ex : transitaire, banque, etc.).
Le document est établi sur le formulaire communautaire.
Les formulaires de certificat d'origine sont diffusés par les imprimeries spécialisées ainsi que par les chambres de commerce et d'industrie. La CCIP ainsi que de nombreuses CCI de province proposent des certificats dématérialisés : https://www.formalites-export.com/
A noter : Dans certains bureaux de douane à destination, l'apposition de la mention "Union Européenne", seule, sur le certificat d'origine ne suffit pas. Il est parfois exigé que soient spécifiés les pays d'origine de la marchandise en particulier lorsque celle-ci est originaire de plusieurs Etats membres de l'UE en case 5 Remarque ou dans la désignation de la marchandise en case 6. Il convient de se renseigner auprès de son importateur.
Les règles relatives à l’émission et à l’utilisation des certificats d'origine sont précisées dans le document Certificat d’origine communautaire
Certificat phytosanitaire
Certificat sanitaire
Certificat de vente libre pour les cosmétiques
Outre le visa de ces organismes, le certificat doit être visé par la chambre de commerce et d'industrie du ressort des organismes agréés, puis recevoir l’Apostille (Voir le paragraphe « frais consulaires »).
Département économique international
137, rue de l'Université
75007 Paris
T. 01 56 69 67 89 / https://www.febea.fr/
Cosmed
L'association des PME de la filière Cosmétique
Les Ocres de l’Arbois – Bâtiment B
495, rue René Descartes
13100 Aix en Provence
T. 04 42 22 30 40 / https://www.cosmed.fr/
Certificat d'âge
Il est nécessaire pour les eaux-de-vie et les vins (lorsque les étiquettes portent les mentions "vin vieux - minimum deux ans" ou "vin extravieux - minimum quatre ans" ou indiquent un millésime égal ou supérieur à deux ans).
Place de la Liberté
32800 Eauze
T. 05 62 08 11 00 / http://www.armagnac.fr/
Pour le Cognac : Bureau national interprofessionnel du Cognac
23 allée Bernard Guionnet
16100 Cognac
T. 05 45 35 60 00 / https://www.cognac.fr/
A noter: il convient d'interroger l'importateur sur la nécessité d'apostiller ou non ces différents documents.
Transport et emballage
Documents de transport
Les principaux documents de transport sont le connaissement maritime, la lettre de transport aérien LTA ou AWB, la lettre de voiture internationale CMR et la lettre de voiture internationale CIM.
Liste de colisage
Cette liste récapitule toutes les marchandises exportées et précise les volumes, le nombre de colis, de caisses, de conteneurs ainsi que la quantité exacte des marchandises.
Assurance transport
Il n'existe pas d'obligation d’assurance locale, c’est-à-dire l’obligation d’assurer, au Venezuela, le transport international des marchandises.
Voir le site du CESAM - Comité d'études et de services des assureurs maritimes et transports
Traitement des emballages en bois
Les emballages en bois à destination du Venezuela doivent être traités et marqués selon la norme NIMP n° 15.
Modalités de traitement par pays sur le site Expadon : FranceAgriMer - Documentation portail Expadon 2 - Information & Communication
Contrôle de marchandises
Néant.
Frais de visas
Frais consulaires
Le Venezuela ayant signé la Convention de La Haye relative à l’Apostille, les documents publics tels que l’extrait d’acte de naissance, l’extrait de casier judiciaire, etc. sont soumis à cette procédure.
À compter du 1er mai 2025, la délivrance des apostilles relève des Notaires de France, auprès des 15 Conseils régionaux ou Chambres interdépartementales de notaires ou via la plateforme:
https://apostille.notaires.fr/accueil
Pour les personnes physiques, la redevance est de 10 € HT par acte pour les trois premiers, puis de 5 € HT par acte à partir du quatrième. En cas de délivrance sous 24 heures, le tarif est fixé à 20 € HT par acte. Pour les personnes morales, la redevance est de 20 € HT par acte, ramenée à 10 € HT à partir du quatrième acte. En cas de délivrance sous 24 heures, le tarif est fixé à 40 € HT par acte.
Les documents qui sont délivrés par une administration et qui ont trait directement à une opération commerciale ou douanière (certificats sanitaires, par exemple) restent soumis à la procédure de légalisation et sont légalisés par le consulat. Pour le tarif et le délai d'obtention, il convient de voir avec celui-ci directement.
A noter : ces documents doivent passer préalablement par les services de légalisation des notaires.
Service de l’Apostille / Légalisation
Notaires de France – Centres d’apostille et de légalisation (15)
Tél. : 0800 711 102 (du lundi au vendredi de 8h30 à 18h) Service Public
Courriel : apostille@notaires.fr Où puis-je trouver l’adresse des centres d’apostille ? | Notaires de France
Visa d'affaires sur passeport
Il existe un visa d'affaires. Son coût est de 54 euros, payable en ligne. Il est délivré dans un délai moyen de 10 jours. Plus d'informations sur le site de l'Ambassade du Venezuela en France.
Expédition temporaire
Le pays n'est pas adhérent à la convention ATA.
Il convient néanmoins de savoir qu'il existe des carnets ATA dits « tous pays » qui peuvent être acceptés par les pays hors chaîne.
L'usage d'un carnet ATA « tous pays » est susceptible de simplifier les formalités, sous réserve des facilitations qui seraient accordées par les administrations douanières étrangères (la réalisation des formalités aux frontières françaises étant, par ailleurs, garantie et couverte au moyen du carnet "tous pays").
Les conditions d'emploi des carnets ATA sont détaillées sur le site : https://www.formalites-export.com/ – T. 01 55 65 39 90.
Bon à savoir
- Des normes techniques et sanitaires sont applicables aux produits nationaux et importés. Les renseignements peuvent être pris auprès de SENCAMER, Service national de la normalisation, de la qualité et de la métrologie, organisme placé sous la tutelle du ministère de la Production et du Commerce.
- En matière d’étiquetage, des mentions sont obligatoires sur les produits alimentaires (nom du produit, marque, liste des ingrédients, pays d’origine, etc.) ainsi que pour les chaussures et les produits textiles (nom de l’importateur, marque, pays d’origine, taille, composition, etc.). L’étiquetage doit être en espagnol.
- Il y a des exigences en matière d’étiquetage variables selon les produits. Se référer aux informations reprises sur le site Access2markets, dans la partie « Procédures et Formalités » qui devront, néanmoins, être complétées.